Mondial de la bière 2008

J’ai eu l’immense privilège d’accompagner ma douce à la 15e édition du Mondial de la bière, à la gare et cours Windsor, à Montréal. Fait surprenant, c’était la première fois que je mettais les pieds dans ce superbe bâtiment inauguré en 1889.

Nous étions deux couples bien postés dans la file du petit comptoir VIP – ma douce et sa collègue ayant bénéficié de cette faveur via le travail. Puis, petit sac du parfait amateur de bière en main, nous étions prêts à amorcer notre marathon de début de soirée.

Il y avait du people. Beaucoup de people. La joie et le bonheur se respiraient littéralement dans l’air, s’impreignant du parfum de houblon, levure, orge ou fruits.

On en profita pour aller saluer tout de go un des clients des deux demoiselles, le très hospitalier Stéphane, de chez Sapporo-Sleeman-Unibroue. On nous servit un verre bien rempli de la nouvelle et succulente 400e (7.5 %), avant de poursuivre avec la plus discrète mais combien délicieuse Sleeman 20 (4.8 %).

Le milieu de la microbrasserie au Québec est très intéressant. Lancée au début des années 90, la brasserie Unibroue connut un succès fulgurant et ce, même au-delà des frontières de la province.

Puis, c’est en sirotant un 5 onces de la nouvelle et décapante Unibroue 17 – une ambrée-brune mesurée à 10% d’alcool – qu’un engouement pour l’industrie s’empara de mes esprits. Stéphane relatait avec justesse les principales lignes directrices de l’essor de la bière ici, chez nous, depuis le début du siècle dernier.

Fascinant également quand on pense que l’histoire de la consommation brassicole est vieille de plus de 7 000 ans. On constate ici que les brasseries allemandes ont dominé le monde de façon presque ridicule pendant plusieurs siècles. La plus ancienne date de l’an 1040. À titre indicatif, la belge Stella Artois fut fondée en 1366 et la danoise Carlsberg en 1847.

Après ces trois succulentes consommations, nos estomacs boudés ruminaient. Nous avons donc enfilé un savoureux sandwich des Saucisserie BDF. Saucisse avec fromage-suisse, servi dans un pain sous-marin garni de choucroute au vin blanc, cornichon à l’aneth et moutarde. Un délice.

Emportant des extraits de la coquette Framboise (5 %) et d’une plus étoffée Loulou Porter à l’érable (8 %) de la brasserie Hopfenstark dans Lanaudière, on put cuver notre plaisir à l’écart, dans la cours.

Pour clôturer un parcours plus que satisfaisant jusqu’ici, une dernière belge de la brasserie Moorgat, la Duvel (8.5 %), nous chatouilla l’oesophage.

Quel succès, quel plaisir. L’édition 2009 pourra me compter certainement parmi ses dizaines de milliers de visiteurs.